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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 07:58

Du 1er mars au 6 avril 2016

Les terres cuites grecques. Pour qui ? Pourquoi ? Comment ?


Cette exposition, organisée par le Learning Center de l'université, mettra à l’honneur les procédés de fabrication de ces objets et en expliquera les usages.

Les figurines et statuettes grecques, obtenues par le modelage de la terre puis multipliées grâce à la technique du moulage, ont été découvertes en très grand nombre dans les nécropoles et sanctuaires de la Grèce ancienne. L’étude de ces terres cuites, par les chercheurs de l’université, a révélé un artisanat de masse étonnamment moderne et apporte une contribution essentielle à la connaissance de la religion et plus généralement de la société grecques.


Vernissage le mardi 1er mars à 18h, hall de la Bibliothèque universitaire centrale de Lille 3,
en présence sonore de Henri Maquet, chanteur de terre et homme-orchestre du 3e millénaire.


Autour de l’exposition seront proposés :
- des visites guidées tous publics et des ateliers pédagogiques destinés aux scolaires (à partir de la 6e), animés par des médiateurs étudiants spécialistes de la discipline
- deux conférences, un atelier étudiant/personnel et une table ronde (détails consultables sur le site du LCT)


Commissariat scientifique : Arthur Muller, Professeur d’archéologie grecque à l’université Lille–Sciences Humaines et Sociales, membre senior de l’Institut universitaire de France, Stéphanie Huysecom-Haxhi, Chargée de recherche au CNRS.

Partenaires : L’université de Lille, le Conseil régional Nord–Pas-de-Calais–Picardie, le laboratoire Halma, l’Institut Universitaire de France, le lycée Le Corbusier et TechShop.








--

Christine AUBRY

Ingénieur d'études

Valorisation de la Recherche
Pôle Nouvelles Technologies (Bases Images et Textes - Édition électronique - Web)


Centre de recherche IRHiS - Institut de Recherche Historiques du Septentrion

Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS, F-59000 Lille

Bâtiment A - Forum-1 - Bureau A1.221

Université Sciences Humaines et Sociales–Lille 3

Pont de Bois, BP 60149

59653 Villeneuve d'Ascq cedex


Tél. 03 20 41 62 87

Fax 03 20 41 69 77

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 08:54

Marguerite Yourcenar et Hadrien, l’histoire vraie d’une vie réinventée

Publié le 04/02/2016 - Mis à jour le 04/02/2016 à 09:24 - Maxime Pedrero - La Voix du Nord

La nouvelle exposition du Forum antique de Bavay dresse le portrait de deux vies qui se sont croisées sans jamais se connaître. Celles de l’empereur Hadrien et de Marguerite Yourcenar qui lui consacra un livre, Mémoires d’Hadrien. Deux destins qui se répondent dans un échos de plusieurs siècles.

Le laboratoire de la création. Dans cette exposition, deux vies s’entremêlent. Deux destins distants de près de vingt siècles et que l’on découvre dans un jeu de miroirs. Marguerite Yourcenar a écrit et romancé les mémoires de l’empereur romain. La vie d’Hadrien permet d’éclairer celle de la femme de lettres, passionnée d’antiquité. C’est par la première page de Mémoires d’Hadrien que l’on entre dans l’exposition. On se retrouve alors immergé dans le bureau de Marguerite Yourcenar, le laboratoire de la création. Des classeurs dans lesquels elle amassait tous les documents et photos liés à Hadrien, au manuscrit annoté du roman historique, on découvre l’immense travail de recherche effectué par l’auteur de ces mémoires. Près d’un quart de siècle d’étude minutieuse de la vie d’Hadrien pour mieux pouvoir la réinventer dans certains aspects. Une vision à la fois intime et historique du règne de l’empereur.

Le sens de l’histoire. Comme pouvait le faire Marguerite Yourcenar, c’est depuis ce bureau, chargé de documents historique que l’on remonte le temps pour explorer la vie d’Hadrien. Le deuxième volet de l’exposition fait découvrir au visiteur un homme soucieux de laisser sa marque dans l’Histoire. Fils adoptif de Trajan, Hadrien est un empereur bâtisseur qui s’attache tout au long de sa vie à sa postérité et à celle de ses proches. Mausolée, villa et statues figurent parmi les exemples de cette volonté de reconnaissance. On y découvre notamment l’histoire de Sabine, la femme d’Hadrien et nièce de Trajan. À sa mort, dans des circonstances inconnues, une rumeur accuse Hadrien de l’avoir empoisonnée. Des accusations auxquelles Marguerite Yourcenar fait répondre Hadrien sous sa plume : « Il va sans dire qu’un crime si superflu ne m’avait jamais tenté ». Le mélange de fiction et d’histoire est posé.

Souvenirs de voyage. Passées ces considérations historiques, c’est ensuite l’homme d’État que l’on découvre, au fil de ses voyages à travers l’Empire. Toujours en réponse à l’œuvre de Marguerite Yourcenar, le Forum antique de Bavay dresse le portrait d’un homme à la discipline militaire stricte qui a entre autres ordonné la construction d’un mur de 117 km de long au nord de la Bretagne romaine. Destiné à protéger l’Empire des attaques ennemies, l’édifice donna lieu à la production d’objets « souvenirs » dont un exemplaire est présenté lors de cette exposition. Une patère, sorte de coupe ornée d’inscriptions, probablement ramenée par un soldat, qui a été prêtée par le musée de Picardie, à Amiens.

L’empereur esthète. Explorant, dans les pas de Yourcenar, les multiples facettes d’Hadrien, c’est ensuite un « prince cultivé et curieux » que l’exposition nous fait découvrir. Grand chasseur, passionné par les sciences et homme de culture, l’empereur accorde une importance toute particulière à la lecture. Dans ses mémoires fictives Marguerite Yourcenar utilisera même cet amour des lettres comme pied de nez à l’incertitude historique sur son lieu de naissance, décidant que les livres représentaient la première patrie d’Hadrien. Une formule pas vraiment éloignée de la réalité, tant l’homme était attaché à la lecture et à l’écriture. « Il lisait surtout des rouleaux qu’il faisait suivre partout avec lui, détaille Christophe Hugo, membre du comité scientifique de l’exposition. Hadrien lisait beaucoup de rapports officiels, de correspondance et il écrivait lui-même ses discours et des poèmes. Il a été à l’origine de la construction de nombreuses bibliothèques à travers l’Empire. » Toujours dans un souci de mieux connaître celui à qui elle allait faire raconter ses mémoires, Marguerite Yourcenar a par ailleurs reconstitué la même bibliothèque qu’Hadrien. Connaître à son tour les œuvres lues par son personnage, pour avoir les mêmes références. Un long travail de documentation que l’exposition nous fait découvrir en partie.

Passion tragique. L’exposition se termine sur un pan de la vie d’Hadrien qui a beaucoup fait parler, un peu trop même de l’avis de Marguerite Yourcenar. L’histoire d’amour entre l’empereur et le jeune éphèbe Antinoüs. Un magnifique buste issu des réserves du Louvre détaille les traits fins de ce jeune homme, retrouvé noyé dans le Nil, à peine âgé de 20 ans. Une disparition dont Hadrien eu beaucoup de mal à se remettre. « Ce qui a le plus intrigué les historiens, ce n’est pas tellement cette histoire d’amour mais le fait qu’Hadrien porte le deuil, explique le co-commissaire de l’exposition, Achmy Halley. Il a commandé des statues, des bustes, des médailles à l’image d’Antinoüs, fondé une ville en son honneur, pour le faire passer à la postérité. » Si bien que le jeune amant est aujourd’hui un des personnages de l’antiquité dont il existe le plus de représentations.

Infos pratiques

Exposition « Marguerite Yourcenar et Hadrien, une réécriture de l’Antiquité », du 4 février au 30 août, au Forum antique de Bavay.

Entrée couplée avec l’accès à l’exposition permanente et au site archéologique. Une visite virtuelle du Forum est également comprise. Tarifs : plein, 5 € ; réduit, 3 € et gratuit pour les « moins de 18 ans ».

Renseignements au 03 59 73 15 50 et sur www.forumantique.lenord.fr

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:23

Durant l'hiver 121-122, Hadrien passe en Bretagne jusqu'au mur d'Hadrien.

Mur d'Hadrien dans Wikipedia
Mur d'Hadrien dans Wikipedia
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:17

Hadrien

14e empereur romain


Hadrien (Musées du Capitole)

Règne

10 août 11710 juillet 138
(20 ans et 11 mois)

Période

Antonins

Précédé par

Trajan

Suivi de

Antonin le Pieux

Biographie

Nom de naissance

Publius Aelius Hadrianus

Naissance

24 janvier 76
Rome, Italie ou Italica, Hispanie

Décès

10 juillet 138 (62 ans)
Baïes, Campanie, Italie

Inhumation

Mausolée d'Hadrien

Père

Aelius Hadrianus Afer

Mère

Domitia Paulina

Épouse

Vibia Sabina

Adoption

(1) Lucius Aelius
(2) Antonin le Pieux

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Hadrien (Imperator Caesar Traianus Hadrianus Augustus, en grec Ἁδριανός ou Ἀδριανός), né le 24 janvier 76 à Italica et mort le 10 juillet 138 à Baïes, est un empereur romain de la dynastie des Antonins. Il succède en 117 à Trajan et règne jusqu'à sa mort. Empereur humaniste, lettré, poète et philosophe à la réputation pacifique, il rompt avec la politique expansionniste de son prédécesseur, s'attachant à pacifier et à structurer administrativement l'Empire, tout en consolidant des frontières parfois poreuses.

Sources

Les principales sources sur sa vie et son règne sont les Vies des Césars du sénateur Marius Maximus et l’Histoire de Rome de Dion Cassius. Tous deux écrivent au début du IIIe siècle, soit environ un siècle après le règne d'Hadrien. La première œuvre, rédigée à la suite de la Vie des douze Césars de Suétone, est aujourd'hui disparue ; elle est abondamment reprise, sous une forme très condensée, par la Vie d'Hadrien du pseudo-auteur Spartien qui ouvre l’Histoire Auguste. Celui-ci évoque aussi une Autobiographie, mémoires qu'aurait rédigées Hadrien à la fin de sa vie, mentionnées par Dion Cassius mais dont il ne reste pas de trace1.

Le livre 69 de Dion Cassius, qui traite du règne d'Hadrien, n'a survécu que par fragments et un abrégé byzantin.

Jeunesse

Enfance et formation

Hadrien naît à Rome ou Italica (Espagne)2 le neuvième jour des calendes de février, sous le septième consulat de Vespasien et le cinquième de Titus, c'est-à-dire le 24 janvier 763. Il est le fils de Domitia Paulina et de Publius Aelius Hadrianus Afer, devenu sénateur après avoir été préteur4. Il a une sœur aînée, Aelia Domitia Paulina.

Sa mère est originaire de Gadès (actuelle Cadix)5, la plus ancienne cité d'Espagne ; on peut conjecturer que sa famille, d'origine punique, a reçu la citoyenneté grâce à la gens Domitia6. La famille de son père est originaire d'Hadria7 en Picenum, l'un de ses ancêtres fait partie des soldats blessés ou malades que P. Cornelius Scipio laisse en Bétique (Espagne du Sud) en 206 av. J.-C., à la fin de la Deuxième guerre punique, et qui fondent la colonie d'Italica8. Les Ælii sont l'une des principales familles romaines d'Espagne et ont compté dans leurs rangs un sénateur7. Le père d'Hadrien est par ailleurs, par sa mère, le cousin germain du futur empereur Trajan7.

Son enfance est mal connue. Son père meurt à l'âge de 40 ans9, alors qu'Hadrien est âgé de 10 ans10. L'enfant est confié à deux tuteurs : le cousin germain de son père, Trajan, et un chevalier romain, P. Acilius Attianus10, futur préfet du prétoire à la fin du règne de Trajan11. Il a peut-être pour pédagogue le grammairien Q. Terentius Scaurus12. En tout cas, il étudie les lettres grecques avec beaucoup de passion, s'attirant le surnom Græculus, « petit Grec »13.

En 90, Hadrien effectue un bref séjour à Italica14, sans doute pour inspecter les domaines familiaux après avoir assumé la toge virile15. L’Histoire auguste indique qu'il « rejoint aussitôt le service »16, mais compte tenu de son âge à l'époque, 14 ans, il s'agit plus probablement d'une brigade (collegium) de jeunes gens de bonne famille (juvenes)17. À la même époque, il se prend de passion pour la chasse, au point que Trajan doit le faire rappeler14. Celui-ci est nommé la même année consul ordinaire, ce qui le place au deuxième rang derrière l'empereur ; l’Histoire auguste précise qu'il considère alors Hadrien « comme son fils »14. Rentré à Rome, le jeune homme poursuit ses études de rhétorique18.

Débuts

Hadrien assume sa première magistrature en 9419 : il rejoint les décemvirs chargés des litiges mineurs (decemviri stlitibus judicandis)20, qui forment un collège du vigintivirat. La charge n'est pas très exigeante, mais constitue une initiation à la vie publique, et le premier échelon de la carrière sénatoriale. La même année, Hadrien assume deux autres charges honorifiques : il est préfet des Féries latines et sevir turmae equitum Romanorum, c'est-à-dire chargé de mener l'un des six escadrons (turmae) lors de la cavalcade annuelle des chevaliers romains (transvectio equitum)21.

L'année suivante, Hadrien effectue son service militaire en tant que tribun laticlave de la légion II Adiutrix, stationnée à Aquincus (Budapest), dont le rôle est de protéger l'Empire contre les Sarmates22. En 96, à l'issue de son année de service, il est de nouveau appointé comme tribun militaire, cette fois dans la légion V Macedonica en basse Mésie23. Quelques semaines plus tard, l'empereur Domitien est assassiné ; Nerva lui succède immédiatement. Un an après, ce dernier adopte Trajan. Grâce à son lien de parenté, Hadrien est choisi pour porter au nouveau César, alors gouverneur de Germanie supérieure, les félicitations de l'armée de Basse-Mésie24. Arrivé en Germanie, Hadrien obtient un troisième tribunat, fait exceptionnel qui s'explique probablement par sa position particulière : il est le plus proche parent mâle de l'héritier du trône25. Il se retrouve sous l'autorité du mari de sa sœur, Julius Servianus, avec lequel il a de mauvaises relations26.

Le 27 janvier 98, Nerva meurt. Trajan est déclaré empereur dès le lendemain. Hadrien est choisi pour apporter la nouvelle à son oncle, qui séjourne alors à Cologne, et demeure à ses côtés26. Il accompagne ensuite la cour impériale à Rome. L’Histoire Auguste note qu'il entre alors en conflit avec les pédagogues des pages impériaux27 ; sachant que Trajan est grand amateur de jeunes garçons28, on ne peut qu'en déduire qu'Hadrien les a lui-même approchés d'un peu trop près29. Inquiet, Hadrien recourt aux « sorts virgiliens », consistant à tirer au hasard d'un récipient une des tablettes portant un ou des vers de l’Énéide30. Il tombe sur les vers 808-811 du sixième livre, évoquant le roi Numa Pompilius :

« Qui donc est celui-là, au loin, qui se distingue par ses rameaux d'olivier,
et portant des objets sacrés ? Je reconnais les cheveux et la barbe blanche
du roi romain qui fera de notre ville la première ville fondée sur des lois,
lui, envoyé de l'humble Cures et d'une pauvre terre dans un vaste empire31. »

Selon l’Histoire Auguste, Hadrien avait déjà consulté lors de son tribunat en Mésie un astrologue (mathematicus), qui avait confirmé la prédiction de son grand-oncle selon lequel il deviendrait empereur24. À la même époque que les sorts virgiliens, il interroge l'oracle du temple de Zeus à Antioche, qui lui prédit de même un avenir impérial32. Selon André Chastagnol, ces tirages de sorts virgiliens sont une affabulation de l'auteur de l'Histoire Auguste, qui en mentionne dans diverses vies d'empereur33.

Carrière sénatoriale

Hadrien finit par regagner la faveur de Trajan. À l'instigation de l'impératrice Plotine, il épouse la petite-nièce de ce dernier, Vibia Sabina34. Elle est alors âgée de 14 ans environ ; lui-même en a 24. La même année, il devient questeur35. À cette date, il est peut-être déjà membre de deux collèges sacerdotaux, les septemviri epulonum et les sodales Augustales36, dont les membres sont directement choisis par l'empereur, sur proposition des autres membres. En tant que questeur, Hadrien doit lire les discours de Trajan en son absence. L’Histoire Auguste rapporte à ce sujet que son « accent un peu provincial » excite les rires à l'assemblée35, ce qui paraît un peu curieux attendu qu'Hadrien a passé relativement peu de temps en Espagne. Quoi qu'il en soit, le jeune homme redouble d'efforts dans l'étude du latin, mais aussi du grec ; il assiste notamment aux conférences d'Isée le sophiste, qui enchante Pline par sa connaissance de l'ionien-attique37.

En 101, Trajan part en campagne contre les Daces et emmène avec lui Hadrien comme membre de son état-major (comes Augusti)21. L'année suivante, Hadrien rentre à Rome où il devient tribun de la plèbe38, ce qui témoigne du fait qu'il n'a pas été élevé au rang de patricien. Son tribunat, tenu pour la plus grande part in absentia du fait du conflit avec les Daces, ne se signale par aucun événement particulier. En 104, il est nommé préteur39, plus d'un an avant l'âge minimal, fixé à 30 ans. Là encore, sa préture ne donne lieu à aucune action d'éclat. La même année, Trajan repart en guerre contre les Daces et confie à Hadrien le commandement de la légion I Minervia40, stationnée non loin de Colonia Agrippinensis (Cologne).

Cette deuxième campagne s'achève par le succès et la création de la Dacie comme province romaine. L’Histoire Auguste note qu'Hadrien s'est signalé par « un grand nombre d'actions d'éclat » ; il est effectivement décoré (dona militaria) par Trajan pour faits d'armes durant les deux expéditions21, sans que l'on sache de quoi il s'agit exactement. À l'issue du conflit, la province de Pannonie est divisée en deux, Pannonie supérieure et Pannonie inférieure. Le 11 juin 106, Hadrien est nommé gouverneur de cette dernière, la plus petite41, et occupe en même temps le poste de légat de II Adiutrix, dans laquelle il avait effectué son service militaire. À ce poste, il est chargé de contenir les ambitions des Sarmates, ennemis récurrents de Rome. Il s'attache à maintenir la discipline militaire et, selon l’Histoire Auguste, « réprime les prétentions et l'audace des procurateurs41 », deux politiques qu'il poursuivra en tant qu'empereur42.

En 108, conséquence logique de son poste de gouverneur, Hadrien est nommé consul suffect à l'âge de 32 ans, soit 10 ans environ avant la plupart des plébéiens arrivant à cet office43. Il est également chargé par Trajan de composer les discours impériaux. Cette marque d'honneur et d'amitié en fait un véritable dauphin44. On sait peu de choses de ses occupations jusqu'en 112, année durant laquelle il voyage en Grèce et notamment à Athènes : il accepte la citoyenneté athénienne et est enrôlé dans le dème de Besa45. Il est également élu archonte éponyme ; sa statue est érigée près du théâtre de Dionysos, portant une inscription honorifique en grec et un rappel en latin de sa carrière21.

En 113, Hadrien est nommé légat dans le cadre de la guerre contre les Parthes grâce à l'influence de l'impératrice Plotine46. En 116, Trajan le fait légat en Syrie47 ; deux ans plus tard, il est de nouveau consul, cette fois-ci à titre ordinaire48. Hadrien semble alors le mieux placé pour être adopté par l'empereur. Ses ennemis font alors circuler des rumeurs selon lesquelles il profiterait de sa position à la cour pour séduire les jeunes favoris de l'empereur49.

Règne

Consolidation du trône

Hadrien apprend la mort de Trajan le 12 août 11750. Il est aussitôt acclamé par les troupes comme imperator. Pour autant, sa position est délicate : Trajan n'a pas voulu désigner officiellement de successeur, et il semble que son adoption soit une affirmation de Plotine51. Sa première décision est de retirer les armées des nouvelles provinces, Mésopotamie, Assyrie et Grande Arménie. Il retire également son gouvernement de Judée à Lusius Quietus, à qui Trajan avait témoigné sa faveur sur ses dernières années. Le sénat accepte l'avènement d'Hadrien et le date du 11 août 117. Les généraux Cornelius Palma, Lusius Quietus, Publilius Celsus et Avidius Nigrinus, qui ont conduit Trajan à la victoire pendant son règne et qui pouvaient entrer en concurrence avec Hadrien, sont englobés dans un douteux complot « des quatre consulaires » et sommairement exécutés en 117 ou en 118 sur l'ordre du Sénat52.

Hadrien se rend en Dacie que les Roxolans viennent d'envahir et au début de l'année 118, il les bat et fait de leur roi un allié.

Parallèlement, il efface la dette fiscale des Romains et va jusqu'à faire brûler les registres des impôts. Mais il s'agit en fait de s'attirer la sympathie de la population afin d'asseoir son pouvoir.

L'arrêt de la politique de conquêtes

Quand Hadrien devient empereur, l'Empire romain se trouve à son apogée territoriale. Il s'étend de l'Écosse au Sahara, des Carpates à la Cyrénaïque, de la Mer Noire au Soudan. Hadrien, peu soucieux de gloire militaire, met fin à la politique d'expansion de son prédécesseur. Il renonce à l'Arménie, à la Mésopotamie et à l'Assyrie et fait la paix avec les Parthes. La nouvelle frontière orientale de l'Empire devient l'Euphrate, consolidé par le limes53.

Hadrien s'attache à pacifier et à organiser l'Empire tout en consolidant les frontières — il est le premier empereur à organiser fixement le limes, et à appliquer une politique strictement défensive. Durant l'été 122, il visite la Bretagne. Les légions romaines avaient subi de lourdes défaites lors d'une révolte au début du règne d'Hadrien. L'empereur adopte une solution radicale. Il fait construire une muraille de défense, le mur d'Hadrien au nord de la Bretagne pour séparer les Romains des barbares. Celle-ci mesure 120 km de long et relie l'embouchure de la Tyne au Solway53. Elle est flanquée de 300 tours et protégée par dix-sept camps retranchés. En Germanie, les champs Décumates sont garantis aussi par un limes qui court de Mayence à Ratisbonne. Les ruines de ce gigantesque ouvrage s'appellent le Mur-du-Diable, Teufelmauer. Tout le long du Danube s'élèvent des forteresses et des retranchements54. Pour défendre l'Empire, le recrutement régional devient la règle pour les légions, tandis que les contingents de troupes auxiliaires sont souvent constituées d'effectifs barbares combattant avec leurs armes et sous les ordres de leurs chefs (archers palmyréens, cavaliers maures, numeri bretons ou germains)55.

Un empereur voyageur et constructeur

Hadrien souhaite réorganiser l'Empire. Pour cela, il sillonne pendant plus de dix ans les provinces de l'Empire. Il se comporte en despote éclairé et gouverne de manière autoritaire. Il accélère le processus d'intégration des provinces à l'Empire. Il intègre le statut de municipe romain aux cités. Les habitants des cités accèdent ainsi à la citoyenneté romaine. Les élites provinciales accèdent au Sénat et à l'ordre équestre53.

Hadrien parcourt presque tout l'Empire pendant des années. La chronologie de ces voyages est difficile à établir, car elle n'apparait pas dans l'Histoire Auguste. Les fragments de Dion Cassius, d'Arrien, les inscriptions et des monnaies apportent des indications complémentaires56. Les principaux déplacements ont lieu de 121 à 125, en 128 en Sicile et en Afrique romaine et de 129 à 13357.

De 121 à 125, Hadrien visite les frontières du Rhin, séjourne à Lugdunum (Lyon) durant l'hiver 121-122, passe en Bretagne jusqu'au mur d'Hadrien. Il revient à Nîmes et hiverne à Tarragone. Il est ensuite dans les provinces d'Asie, puis à Athènes57. On lui a attribué à Lyon la construction de l'aqueduc du Gier et la restauration du théâtre et de l'amphithéâtre, paternités toutefois remises en cause par l'archéologie lyonnaise. À Nîmes, il fait construire une basilique en l'honneur de l'impératrice Plotine qui l'avait aidé à accéder au trône58.

De 129 à 133, Hadrien repart à Athènes et en Asie, et descend au sud jusqu'en Égypte. Il fait retour par la Syrie, hiverne à Athènes en 131-132 et dirige la guerre en Judée de 133 à 134. Il revient à Rome fin 134 par le front danubien57. À Athènes, cité dont il est archonte, il embellit l'agora et la bibliothèque et achève l'édification de l'Olympiéion. Il fait d'Athènes le centre intellectuel des élites d'Orient59. En Égypte, il accorde aux Romains installés dans le pays le droit d'épouser des indigènes et fait venir des colons de Ptolémaïs, une autre cité grecque d'Égypte. Il fait construire une nouvelle route pour traverser le désert de l'Est, d'Antinoupolis à Béréniké60.

Il réorganise l'exploitation des mines pour en augmenter les revenus.

Il tente une réforme juridique de l’Italie, avec l’instauration des quatre juges consulaires chargé chacun d'un secteur géographique61,62. Peu appréciés des cités italiennes qui y voient un assujettissement, ils sont supprimés par Antonin le Pieux qui les remplace par les juridici63.

La réorganisation administrative de l'empire

Hadrien réforme l'administration et le droit romain. Lors de ses voyages, il rend la justice sur place, réforme la fiscalité, épure l'administration et confie aux chevaliers les « bureaux64 », naguère tenus par les affranchis qui sont maintenant cantonnés dans les postes subalternes44. Vers 131, il réorganise aussi le conseil privé qui assistait l'empereur, le consilium principis, en le composant surtout de jurisconsultes54. Il renforce ainsi l’administration centrale, dont les postes sont confiés à des chevaliers selon une hiérarchie très stricte. Le Sénat est écarté des affaires. Hadrien revient à la politique monarchiste et centralisatrice de Claude et de Domitien. L’ordre équestre, doté d’un statut complet, est érigé définitivement en second ordre de l’État. L’Italie est divisée en districts judiciaires administrés par des consulaires, coup porté aux privilèges traditionnels du Sénat. La création par Hadrien d’emplois subalternes recrutés parmi l’ordre équestre dans tous les services dirigés par de hauts dignitaires sénatoriaux permet un contrôle rigoureux des recettes fiscales (fonctionnaires chargés de contrôler le recensement). Auparavant, c’était les hauts fonctionnaires eux-mêmes qui désignaient leurs subordonnés. Désormais, ils dépendent directement de l’empereur. Hadrien crée aussi un véritable cursus équestre. De nombreux provinciaux peuvent accéder à des postes importants et les fonctionnaires équestres les plus compétents se voient ouvrir la carrière sénatoriale (Pertinax, homme de basse naissance, accède à l’empire à la mort de Commode après une brillante carrière).

En 131, l'Édit perpétuel de Salvius Julianus codifie et met à jour le droit romain pour les fonctionnaires et les juges. Les colons des domaines impériaux sont protégés. Des mesures incitatives sont prises pour favoriser l'exploitation des terres incultes. L'empereur cherche à créer une classe de petits possessores, aux droits et aux devoirs bien définis, qui seraient protégés des abus des procurateurs et des gérants65.

Le maintien de l'ordre à l'intérieur de l'Empire

En tant que garant de l'ordre de l'Empire, il n'hésite pas à réprimer avec la plus grande sévérité les révoltes de ses sujets. La plus célèbre est la révolte de Bar-Kokhba, qui secoue la Judée entre 132 et 135. Celle-ci semble provoquée par la décision d'Hadrien de rebâtir sur l'emplacement du Temple de Jérusalem un temple dédié à Jupiter alors qu'il séjournait dans la région entre 128 et 132. Il commence à bâtir la colonie Ælia Capitolina sur une partie du site de la ville, ce qui provoque la fureur des Juifs. 12 légions participent à la répression. Les pertes romaines sont si effroyables que l'empereur renonce au triomphe après la victoire66. Cependant, malgré les pertes, Hadrien finit par détruire la ville fortifiée de Bétar qui est le refuge de Bar-Kokhba et la population juive en est entièrement massacrée. Par la suite, Jérusalem est rasée et interdite aux Juifs. La présence de tout juif est interdite dans une grande partie de la Judée et la province est réunie à la province romaine de Syrie pour former celle de Syrie-Palestine67. Les responsables du judaïsme palestiniens se regroupent en Galilée. L'édit d'Hadrien aurait été abrogé par son successeur, Antonin le Pieux68.[réf. insuffisante]

Un empereur amoureux des lettres et des arts

De formation intellectuelle romaine, Hadrien est un homme raffiné attiré par les lettres grecques. Il est même surnommé graeculus (le petit grec). Amoureux du monde hellénique, il tente de restaurer la religion grecque en restreignant les cultes orientaux. Hadrien reçoit l'initiation aux mystères d'Éleusis. Il offre à Athènes une véritable renaissance grâce à un programme prestigieux de construction comme l'achèvement de l'Olympiéion, la construction d'une « ville d'Hadrien » qu'un arc sépare de la « ville de Thésée », nouveaux édifices (portiques de l'Agora romaine, bibliothèque) et de nombreux dons67. Il crée le Panhellénion, une ligue qui réunit les cités de la Grèce d'autrefois et qui a son siège à Athènes.

En Égypte, l'empereur essaie plus de faire revivre l'héritage hellénistique que les traditions proprement égyptiennes. Il rend officiellement un culte à la statue chantante de Memnon, qui se dresse encore sur la rive gauche du Nil mais en fait une manifestation de la culture grecque et de la souveraineté romaine. Cette statue porte des poèmes célébrant l'empereur et l'impératrice Sabine. Hadrien construit une ville nouvelle, Antinooupolis (Antinoë), fondée au bord du Nil où s'est noyé son cher Antinoos, et il lui donne une constitution à l'imitation de celle de Naucratis. Il fréquente la bibliothèque d'Alexandrie, restaure les collections et visite le musée60.

Ses voyages lui permettent d'observer une grande variété de formes architecturales, surtout en Orient, dont il s'inspire pour ses projets. Il lança de grands travaux, d'abord en collaboration avec le grand architecte Apollodore de Damas, avant de se brouiller avec lui et de l'exiler (et de le faire exécuter, selon Dion Cassius). Parmi ses réalisations, citons à Rome même, le temple de Vénus et de Rome, débuté en 121, selon un modèle hellénistique, le Panthéon en 125, qu'il fait entièrement reconstruire grande innovation architecturale, le Mausolée, sur le modèle de celui d'Auguste, aujourd'hui le château Saint-Ange, la villa qui porte son nom dont le plan est en partie dû à l'empereur.

Vie amoureuse

Selon l'Histoire Auguste, Hadrien manifeste un fort penchant pour les femmes et les jeunes hommes69. Il entretient d'ailleurs une relation pédérastique ; son amour pour Antinoüs (ou Antinoos), un jeune homme originaire de Bithynie, est célèbre. Mais en 130, Antinoüs se noie dans le Nil dans des conditions mystérieuses67. Hadrien le fait représenter de nombreuses fois en statues, certaines nous sont parvenues et nous permettent de donner un visage au célèbre Bithynien. En 130 de notre ère, il fonde aussi, en son honneur, la cité d'Antinoë en Égypte. Cette relation a servi d'argument à ses ennemis. L'historien Sextus Aurelius Victor (mort après 390) écrit dans son Livre des Césars, chapitre XIV, près de 250 ans après, alors que les relations entre hommes et éphèbes sont tombées en disgrâce : « On le (Hadrien) vit enfin rechercher, avec une scrupuleuse sollicitude, tous les raffinements du luxe et de la volupté. Dès lors mille bruits coururent à sa honte : on l'accusa d'avoir flétri l'honneur de jeunes garçons, d'avoir brûlé pour Antinoüs d'une passion contre nature : c'était là, disait-on, le seul motif pour lequel il avait donné le nom de cet adolescent à une ville qu'il avait fondée ; c'était pour cette raison qu'il avait élevé des statues à ce favori. »

Fin de vie et succession

Les biographes ne mentionnent plus de voyages au-delà de 134, Hadrien séjourne dans son immense villa de Tibur. Sa santé se dégrade pendant les trois dernières années de sa vie. Il souffre d'hémorragies nasales et d'hydropisie, les épanchements de liquide enflent son corps70, causés par l'artériosclérose. Les douleurs qu'il éprouve sont si intenses qu'il demande à plusieurs reprises à son entourage qu'on mette fin à ses jours, en vain71. La souffrance le rend hypocondriaque et cruel59.

Marié à Sabine, il n'en eut pas d'enfant et adopta en décembre 136 Lucius Ceionius Commodus, qui reçut alors le nom de Lucius Aelius Verus avec le titre de César. Ce fut un choix de successeur curieux : Lucius avait 35 ans et, avec une carrière uniquement civile et une santé délicate, ne semblait pas être le plus capable. L'historien Jérôme Carcopino émit même l'hypothèse que Lucius était un fils naturel d'Hadrien72. Pour imposer Lucius, Hadrien distribue plus de trois cents millions de sesterces aux soldats et au peuple et fait exécuter son propre petit-neveu Gnaeus Pedanius Fuscus, qui aurait fait un successeur plus légitime. Mais Lucius, maladif, meurt subitement fin 137 ou au premier janvier 13859.

L'adopté final fut donc Aurelius Antoninus (plus connu sous le nom d'Antonin le Pieux), qu'Hadrien avait remarqué en 130 pour sa sage administration de la province d'Asie. Il fut à son tour forcé d'adopter le futur Marc Aurèle et le fils du défunt Lucius Aelius : Lucius Aurelius Verus. Hadrien prépara donc deux générations d'empereurs. Des oppositions se formèrent, contre lesquels Hadrien réagit brutalement, faisant exécuter plusieurs sénateurs, dont le vieux Servianus73.

Hadrien meurt le 10 juillet 138 à 62 ans, dans la station thermale de Baïes. Ses cendres furent placées dans le Mausolée qu'il s'était fait bâtir à Rome. Son successeur Antonin le Pieux dut négocier pendant six mois avec le Sénat pour obtenir qu'Hadrien reçoive l'apothéose, tant ses rapports avec les sénateurs étaient devenus exécrables73. Antonin lui fit dédier un temple sur le Champ de Mars74 et créa un groupe de prêtres, les Hadrianales, pour son culte75. Comme hommage supplémentaire, il lui fit décerner un bouclier honorifique76.

Hadrien et la littérature

L’Abrégé d'Eutrope présente Hadrien comme « très éloquent en latin, très érudit en grec77 », ce que détaille l'Histoire Auguste : Hadrien aurait rédigé son autobiographie, dont il ne reste pas trace, donnait des avis sur les auteurs anciens et contemporains de tous ordres, dictait lui-même ses discours et aimait déclamer les exercices rhétoriques78.

De la poésie d'Hadrien, ne nous sont parvenus que quelques vers, en grec et en latin, parmi lesquels sa propre épitaphe, citée par l'Histoire Auguste79 :

« Animula vagula blandula
Hospes comesque corporis
Quæ nunc abibis in loca
Pallidula rigida nudula
Nec ut soles dabis iocos »

Qui peuvent être traduits ainsi :

« Âmelette vaguelette, calinette,
Hôtesse et compagne de mon corps,
Qui maintenant t'en vas vers des lieux
Livides, glacés et dénudés,
Tu ne lanceras plus tes habituelles plaisanteries. »

— trad. André Chastagnol, 80

Marguerite Yourcenar a écrit une autobiographie fictive de l'empereur romain intitulée Mémoires d'Hadrien, dans laquelle elle reprend ce poème en exergue de son roman.

Titulature et idéologie impériale

Comme ses prédécesseurs, Hadrien rejette les honneurs excessifs. Il porte les titres d'IMPERATOR•CAESAR•TRAIANVS•HADRIANVS•AVGVSTVS à son avènement. Il n'accepte de porter le titre de Pater patriae qu'à partir de 128. Il est Pontifex maximus en 117, et n'est salué Imperator qu'en 117 et en 135.

À sa mort, il est IMPERATOR•CAESAR•TRAIANVS•HADRIANVS•AVGVSTVS, PONTIFEX•MAXIMVS, TRIBVNICIAE•POTESTATIS•XXII, IMPERATOR•II, CONSVL•III, PATER•PATRIAE. Il a été divinisé par le Sénat, à la suite de l'insistance de son successeur Antonin.

Comme tous les Antonins, Hadrien honore Jupiter Capitolin comme dieu suprême. Mais Athènes l'appelle officiellement Zeus olympios, ou, en pays grec, panhellenios accompagné de la Tyché (la Fortune) protectrice81. Pendant son règne la divinisation de l'empereur vivant progresse encore en Orient. Sabine l'épouse d'Hadrien, qui meurt avant lui, est elle aussi divinisée. L'idéologie impériale revêt des aspects plus philosophiques. L'empereur doit sa réussite à son mérite (Virtus) et à la protection divine75.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 08:10

Retrouvez ces annonces sur l'un de ces deux sites :

-> http://halma.recherche.univ-lille3.fr -> https://www.univ-lille3.fr/

-> ou en cliquant sur les liens indiqués dans les annonces

CONFÉRENCES, JOURNÉES D'ÉTUDES, COLLOQUES, SÉMINAIRES (annonces, programmes, affiches sur les sites)

- mercredi 16 décembre, 17h, Atelier « Constantinople et les précédents balkaniques et italiens (hors Rome) », intervention de Dominic Moreau, L’Église et les églises de Constantinople. III - Justinien 1er (2e partie) (salle E1.51, bât. E, 1er étage, Université Lille 3) => responsables : J. Arce, D. Moreau

APPEL À COMMUNICATIONS


- Envoi des propositions de communication avant le 31 janvier 2016 pour un colloque Antiquipop. La référence à l'Antiquité dans la culture populaire contemporaine (26-28 mai 2016 à Lyon) => responsables : E. Pampanay, F. Bièvre-Perrin, L.-N. André [http://antiquipop.sciencesconf.org]


- Envoi des propositions de communication avant le 29 février 2016 à afamsaintdizier2016@gmail.com pour les 37e journées internationales d'archéologie mérovingienne (AFAM) qui se tiendront à Saint-Dizier du 6 au 8 octobre 2016

AUTRES MANIFESTATIONS


- E-MAGICC TOUR 2015 – 2016 : Une occasion unique de dialoguer avec les équipes de recherche du Nord-Pas de Calais et de la Picardie Venez découvrir les lieux et équipements structurant régionaux le jeudi 14 janvier 14h-18h : Le Louvre Lens Vallée à Lens [https://www.univ-lille3.fr/recherche/actualites/appels/news/?actu=12489]

EXPOSITIONS


- du 7 septembre 2015 au 31 janvier 2016, Osiris. Mystères engloutis d'Égypte, Exposition à l'Institut du Monde Arabe (Paris- [http://www.imarabe.org/exposition/osiris-mysteres-engloutis-d-egypte]

- du 17 septembre 2015 au 19 janvier 2016, "Veni, vidi, ludi". Jeux et jouets dans l'Antiquité, Exposition au Forum Antique de Bavay [http://www.forumantique.lenord.fr/fr/événements/Expositions/Prochainement.aspx#.VeBm7LTf6Uo]

- Du 26 septembre 2015 au 17 janvier 2016, Joie de vivre, Exposition au Musée des Beaux-Arts de Lille ("Partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie" Henri Bergson, L’Énergie spirituelle L’art joue depuis toujours un rôle important dans la représentation du bonheur. Hédonisme, gaieté, sensualité, plaisirs du corps ou de l’esprit, l’histoire des arts foisonne d’artistes qui ont su, à travers la peinture…) [http://www.pba-lille.fr/spip.php?article3503]


- Du 5 décembre 2015 au 12 février 2016, Sept années de fouilles près de chez vous (2009-2015), Exposition à l'Espace gallo-romain d'Ath, organisé par l'Amicale des Archéologues du Hainaut Occidental et l'Espace gallo-romain [http://www.espacegalloromain.be/evenements/2015/expo-sept-annees-de-fouilles-pres-de-chez-vous/expo-sept-annees-de-fouilles-pres-de-chez-vous]

CHANTIERS DE FOUILLES


- La lettre d'information de l'Inrap [http://www.inrap.fr/userdata/c_bloc_file/16/16701/16701_fichier_newsletter-sept.pdf]

À VENIR (annonces, programmes, affiches non encore en ligne)


- mardi 5 janvier 2016, Séminaire Philodème, la calomnie PHerc. Paris.2 (rue Serpente, Paris, Maison de la Recherche) => responsable : D. Delattre (DR émérite CNRS-IRHT)

- mardi 19 janvier 2016, Séminaire Philodème, la calomnie PHerc. Paris.2 (rue Serpente, Paris, Maison de la Recherche) => responsable : D. Delattre (DR émérite CNRS-IRHT)


- mardi 15 mars 2016, Séminaire Philodème, la calomnie PHerc. Paris.2 (rue Serpente, Paris, Maison de la Recherche) => responsable : D. Delattre (DR émérite CNRS-IRHT)

- mardi 19 mars, Séminaire Philodème, la calomnie PHerc. Paris.2 (rue Serpente, Paris, Maison de la Recherche) => responsable : D. Delattre (DR émérite CNRS-IRHT)


- mardi 10 mai, Séminaire Philodème, la calomnie PHerc. Paris.2 (rue Serpente, Paris, Maison de la Recherche) => responsable : D. Delattre (DR émérite CNRS-IRHT)


- mardi 24 mai, Séminaire Philodème, la calomnie PHerc. Paris.2 (rue Serpente, Paris, Maison de la Recherche) => responsable : D. Delattre (DR émérite CNRS-IRHT)



--

Christine AUBRY

Ingénieur d'études — Valorisation de la Recherche, Communication, Bases de données


Centre de recherche HALMA–UMR 8164 (Univ. Lille, CNRS, MCC)

Bâtiment E - Quartier Ouest (1er étage)

Université Sciences Humaines et Sociales–Lille 3

Pont de Bois, BP 60149

59653 Villeneuve d'Ascq cedex

Tél. 03 20 41 63 65

Fax 03 20 41 70 69

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 11:38
Veni, Vidi, Ludique - Voix du Nord - 17 septembre 2015
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 08:04

L’association « Les Amis du Musée et du Forum antique de Bavay »

vous invite à une conférence sur

« Nos ancêtres les Celtes »

le vendredi 14 août 2015 à 16 heures

au Forum antique

par Georges Sobieski

(Secrétaire de l'Association)

Pendant des siècles, bien avant l’arrivée des Romains, l’Europe et une partie de l’Asie étaient habitées par les Celtes. Dans notre région, c’étaient les Celtes de Belgique.

Ils ont pris très tardivement le nom de Gaulois, sous l’influence romaine.

Avant la fermeture du musée durant quelques semaines pour le changement d’exposition, venez donc faire plus ample connaissance avec ces peuples celtes qui représentent l’essentiel de notre passé.

Entrée gratuite et ouverte à tous sans inscription

Contact : 06 71 82 13 98

Georges SOBIESKI

Secrétaire de l'Association

Références

Mme Germaine Leman Delerive (Lille 3 - CNRS/HALMA)

Conférence du 17 novembre 2006

"Les Celtes en Gaule Belgique du Ve s av. J.-C à la veille de la conquête romaine."

( autour de l’exposition « les Celtes » de Mariemont close le 3 décembre 2006 )

- http://bagamicus.over-blog.com/article-4652843.html

Textes et études de Venceslas Kruta, Germaine Leman-Delerive, Jean-Jacques Charpy, Eugène Warmenbol, Bernard Lambot, Jeannot Metzler et Pierre Leman.

- http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/celtes-belges-boiens-remes-volques-collectif-4181.htm

- https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_anciens_celtes.asp

Rappels nécessaires:

Le néolithique

- http://www.memo.fr/article.asp?ID=PRE_NEO_002

Celte ou Gaulois ?

http://www.arbre-celtique.com/etude/01-origines/origines.php

https://lejournal.cnrs.fr/articles/qui-etaient-vraiment-les-gaulois

http://www.archeo.ens.fr/spip.php?article356

http://crosencdeltaplane.free.fr/celtes.htm

Les Gaulois étaient un ensemble de peuples celtes, habitant ce que les Romains appelaient la Gaule.

La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné par les Romains à un territoire occupé par des populations celtes (gaulois, belges) et aquitaines.

Les Celtes constituent une civilisation protohistorique qui se définissent par l'usage de langues celtiques et par certains particularismes culturels. Ils ont, jadis, été présents sur une grande partie du continent européen et en Asie mineure. L'apogée de l'expansion celte se situe entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle, marqué notamment par la civilisation laténienne au Ve siècle av. J.-C. Une succession de conquêtes et de migrations les mènent jusqu'en Galatie, en Asie mineure. Ainsi, leur domination s'étendait dans l'Europe actuelle de Galice jusqu'à Galați.

Carte des Celtes de 450 à 25 avant JC

- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ab/Celts_in_III_century_BC.jpg

Démographie Celte

Compilation de données Insee, INED, et Jacques Dupaquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1988. Les données datant d'avant les premiers recensements napoléoniens sont des estimations qui prêtent à débats. Les dernières recherches relatives à la période de la conquête romaine (Ier siècle av. J.-C.) tendent à établir une population gauloise de 12 à 14 millions d'habitants.

- http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?t=6651

5000 av. J.-C. - 500 000 habitants

2500 av. J.-C. - 5 500 000 habitants

An 1 - 7 000 000

400 - 12 000 000

Chronologie des Gaulois :

http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/celtes_gaulois.htm
http://lauhic.perso.neuf.fr/Antiquite.html

Les Celtes jusqu'à nos jours

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_celtiques#/media/File:Celts_in_Europe-fr.svg

Les Duns (des forts en pierre)

http://www.charles-tait.co.uk/library/archaeology/westernisles/brochsduns/pages/carloway13342_600_jpg.htm

Les Brochs ( des fortifications - à partir du VI° s. av. JC)

http://www.charles-tait.co.uk/library/archaeology/orkney/brochs/pages/ctaitgurnessaerial21281_600t_jpg.htm

Autres Brochs

http://www.charles-tait.co.uk/library/archaeology/orkney/brochs/pages/ctaitmidhowebrochext26879_600_jpg.htm

L'Art celtique

https://balkancelts.wordpress.com/2015/07/14/the-good-the-bad-and-the-ugly-celtic-plastic-metamorphosis-art/ )

Élément en bronze d'une jarre - Brno Malomerice (3. siècle av JC.)
http://puvodni.mzm.cz/engmzm/predmety/bronzove_kovani.htm

Expansion maximale des Celtes au IIIème siècle avant J.-C.

http://www.museedesceltes.be/template/photo.php?m=docs&n=10213.JPG )

2010 - Gilles Pierrevelcin : Université de Strasbourg

Les relations entre la Bohême et la Gaule du Ive au Ier s. av. J.-C

http://scd-theses.u-strasbg.fr/2152/03/PIERREVELCIN_Gilles_2010_2.pdf

JANINA ROSEN-PRZEWORSKA – Quelques questions sur la Celtique Orientale
( pp 371à 376)
http://rcin.org.pl/Content/38475/WA308_45925_P319_Z-PROBLEMOW-CELTYKI_I.pdf

http://blogostelle.me/2014/03/07/objets-dart-et-sanctuaires-celtes/

L'Art celtique

https://balkancelts.wordpress.com/2015/07/14/the-good-the-bad-and-the-ugly-celtic-plastic-metamorphosis-art/
https://balkancelts.files.wordpress.com/2015/07/brno-fix-2.jpg
https://balkancelts.files.wordpress.com/2015/07/detail-of-a-bronze-hohlbucklering-from-plac588any-kolc3adn-district-czech-republic-3rd-c-bc.jpg
https://balkancelts.files.wordpress.com/2015/07/bronze-bird-of-prey-heads-with-traces-of-red-enamel-from-the-linch-pins-of-a-celtic-chariot-at-manching-germany-2-c-bc-celtic-plastic-metamorphosis-style.jpg
https://balkancelts.files.wordpress.com/2015/07/brno-fix.jpg

http://eporedo.pagesperso-orange.fr/ant/ac3.htm

Hochdorf :

http://grand-cercle-celtique.com/2013/03/29/la-tombe-du-prince-celte-de-hochdorf/

Hochdorf (texte) :

http://www.vasedevix.fr/siris7hochdorf.pdf

Hochdorf (site et musée) (D):

http://www.keltenmuseum.de/index.php/en/the-celtic-museum

Les forteresses celtiques

http://www.cndp.fr/archive-musagora/gaulois/documents/murus_gallucus.htm

http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/villes-et-oppida-celtiques-177.htmhttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/39/Celtic_Oppidum_1st_century_B.C..jpg

http://www.oppida.org/

http://pfjoy.free.fr/oppida.htm

Oppidum d'Entremont, les Celtes en Provence :

https://www.youtube.com/watch?v=s0qGEgke68M

http://www.inrap.fr/userdata/c_bloc_file/6/6921/6921_fichier_dossier20-guichard.pdf

http://grand-cercle-celtique.com/2014/03/14/dans-les-pas-des-pilleurs-de-sepultures-celtiques/
http://thierry.koltes.free.fr/marainville.htm
http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/p-27-Le-mobilier-de-tombes-aristocratiques-celtiques-decouvertes-par-l-Inrap-en-cours-de-restauration-par-Conservare-Compiegne-.htm

http://decouvertes-archeologiques-en-images.blogspot.fr/2007/05/le-mobilier-des-tombes-aristocratiques.html

http://www.archeothema.com/actualite/decouverte-en-france-dune-nouvelle-tombe-princiere-du-ve-siecle-avant-notre-ere.htm

L'age du fer en Europe

Site consacré au groupe européen de recherche sur les sites princiers (D) : http://www.fuerstensitze.de/

Libramont (B) :

http://www.museedesceltes.be/fr/index.php

Garniture de Roissy :

http://www.panoramadelart.com/Garniture-de-Roissy

Lieux celtiques :

http://www.voelklinger-huette.org/fr/die-kelten/titelseite-der-europaeischen-kelten-route/carte-de-la-route-europeene-des-celtes/

Cizkovice (Bohême)Garniture sur corne à boire

http://users.skynet.be/pierre.bachy/celtes.html
http://www.la-trapera.com/cornes-celtiques.html

Monnaies celtiques :

http://keltika.free.fr/Celtes%20anciens%20F1.htm )
http://antique.mrugala.net/Celte/Or%20gaulois/Or%20gaulois.htmhttp://jfbradu.free.fr/celtes/burdigala/or.php3

Les Celtes maîtrisaient la métallurgie :

Le torque de Mailly-le-Camp (Aube).

http://antique.mrugala.net/Celte/Or%20gaulois/Or%20gaulois.htm

Les Celtes disposaient d’armes très élaborées :

Ils construisaient des villes

Casque d'apparat d'un chef guerrier gaulois :

http://keltika.free.fr/Celtes%20anciens%20F1.htm
Le casque d'Agris (Charente) :
http://antique.mrugala.net/Celte/Or%20gaulois/Or%20gaulois.htm

Phalères et Décoration de l' harnachement appliquée sur une roue de char :

http://keltika.free.fr/Celtes%20anciens%20F1.htm

Détail d'un panneau intérieur du chaudron de Gundestrup, Musée national du Danemark, Copenhague :

http://www.cndp.fr/archive-musagora/gaulois/documents/gundestrup.htm

Enseigne gauloise de Soulac-sur-Mer :

http://visites.aquitaine.fr/sanglier-enseigne

Phalère découverte en Champagne - V° s. av. JC

L. Flouhest : " La personne qui a réalisé ça maîtrise très bien toutes les techniques de découpage du cercle. On arrive à quelque chose comme 190 cercles ou arcs de cercle nécessaires à tracer tous les éléments de cet objet.

Ces éléments font partie de la numérologie pythagoricienne.

C'est vraiment un travail de conception en amont de la réalisation de la pièce qui est énorme. D'où peuvent venir ces connaissances mathématiques au Vème siècle en Champagne ? Vraisemblablement des échanges intellectuels parmi toute l'élite scientifique qui fréquentait tout le bassin de la méditerranée. Celui qui vient à l'esprit tout de suite, c'est Pythagore. Dans l'enseignement de Pythagore, il y avait une figure géométrique composée des nombres initiatiques 8 et 27. Or cette trésille(orthographe non garantie) est composée de 27 cercles et puis le fond du décor lui-même est découpé en 8.

Ces éléments font partie de la numérologie pythagoricienne.

- http://www.bibracte.fr/fic_bdd/contenu_fr_fichier/1301922277247.pdf

Sites sur l'histoire celtes

- http://bretagne-passion.forumbreizh.com/f19-histoire-des-pays-celtes

- http://www.lexilogos.com/gaulois_peuples_lieux.htm

- http://crehangec.free.fr/peuples.htm

- http://michel-desfayes.org/villegaule.html

Autres informations sur la langue celte

Les théonymes celtes :

http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/celtestheonymes.html


Des noms communs :
- http://oda.chez-alice.fr/dicogaulois.htm
- http://www.melegnano.net/celti/francel01a089.htm
- http://www.melegnano.net/celti/vocfrancel00.htm

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 11:29
Nouvelles trouvailles archéologiques à Bavay - Voix du Nord - Julien Castelli
Nouvelles trouvailles archéologiques à Bavay - Voix du Nord - Julien Castelli
Nouvelles trouvailles archéologiques à Bavay - Voix du Nord - Julien Castelli
Nouvelles trouvailles archéologiques à Bavay - Voix du Nord - Julien Castelli
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 20:33
3 juillet 2015 - Jules César, dictateur et imperator a été tué par Brutus, imperator, également.
3 juillet 2015 - Jules César, dictateur et imperator a été tué par Brutus, imperator, également.
3 juillet 2015 - Jules César, dictateur et imperator a été tué par Brutus, imperator, également.

La Voix du Nord - 29 juin 2015

BAVAY. Hercule avait ses douze travaux. César aura droit à douze tableaux. Les 4 et 5 juillet pro­chains, Bavay remontera le temps pour renouer avec son passé an­tique, à l'époque ou Bagacum (le nom antique de Bavay), était la capitale des l'un des peuples gau­lois ou belges du nord/nord-est de la Gaule : les Nerviens. Imaginez. Des gladiateurs se li­vrant à des combats épiques. Des démonstrations de fauconnerie. D'archerie. Un camp de légion­naires romains recréé, avec dé­monstrations et clou du spectacle, le son et lumière, retraçant le des­tin exceptionnel de l'empereur Jules César, le tout, en plein cœur du forum antique de Bavay. Deux représentations seront données le 3 et 4 juillet à partir de 22 h 30. Entre 150 à 200 participants, tous bénévoles, joueront sa nais­sance jusqu'à son assassinant, en passant par son ascension au grès des terribles batailles. «On survole les grandes lignes. Il faudrait au moins quarante spec­tacles pour retracer toute la vie de Jules César, et encore... », s'amuse Marcel Marino, celui qui incarne­ra Pompée le Grand, gendre de l'empereur. Une heure de spec­tacle gratuit, mis en scène par Joël Beyaert, qui voulait livrer «la grande histoire de son idole », le son et lumière compte dans lequel l'empereur côtoient des person­nages historiques comme Cléopâtre, ou encore Brutus, l'homme qui a porté le coup de grâce à l'em­pereur.

WIKIPEDIA:

Jules César (latin : Caius Iulius Caesar IV à sa naissance, Imperator Iulius Caesar Divus après sa mort) est un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars)5, dans la même ville.

Son destin exceptionnel marqua le monde romain et l'histoire universelle : ambitieux et brillant, il s’appuya sur le courant réformateur et démagogue pour son ascension politique ; stratège et tacticien habile, il repoussa les frontières romaines jusqu’au Rhin et à l’océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir. Il se fit nommer dictateur à vie, et fut assassiné peu après par une conspiration de sénateurs. Il fut divinisé et son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine, acheva la réforme de la République romaine, qui laissa place au principat et à l’Empire romain.

Sous la République romaine, dans la littérature et l’épigraphie latine, un imperator est un magistrat titulaire de l’imperium, pouvoir suprême de commandement militaire et civil. Imperator est également un titre honorifique porté par certains commandants militaires, surtout à la fin de la République et durant les guerres civiles. Après une victoire importante, les soldats rassemblés saluaient leur général du nom d’imperator, acclamation nécessaire pour obtenir l’accord du Sénat pour un triomphe. Le général acclamé imperator avait le droit de porter ce titre après son nom jusqu’à la célébration de son triomphe, après lequel il devait l’abandonner en même temps que son imperium.

À partir du moment où le triomphe est l’objectif de nombreux ambitieux Romains, l’histoire de la République abonde en cas où les légions furent invitées, selon l'expression latine, à saluer imperator leur général.

Le titre d’imperator fut conféré

- en 90 av. J.-C. à Lucius Julius Caesar, parent de Jules César,

- en 84 av. J.-C. à Pompée,

- en 60 av. J.-C. à Jules César, en 45 av. J.-C.

- de nouveau à César, en 44 av. J.-C.

- à Marcus Junius Brutus,

- et en 41 av. J.-C. à Lucius Antonius (frère de Marc Antoine).

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 21:22

Dernier envoi -> reprise le 1er septembre 2015

Retrouvez ces annonces sur l'un de ces trois sites :

-> http://halma.recherche.univ-lille3.fr -> https://www.univ-lille3.fr/ -> http://maarchist.hypotheses.org/

-> ou en cliquant sur les liens indiqués dans les annonces

DIVERS

- MuséoHub3 du 11 juin 2015 en ligne sur WebTV Live L 3 => http://live3.univ-lille3.fr/collections/museohub

- Le site du Conseil National de la Recherche Archéologique (CNRA) fait peau neuve => http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Archeologie/Conseil-national-de-la-recherche-archeologique

CONFÉRENCES, JOURNÉES D'ÉTUDES, COLLOQUES, SÉMINAIRES (annonces, programmes, affiches sur les sites)

- jeudi 1er-vendredi 2 octobre, Journées Régionales de l'Archéologie du Nord–Pas-de-Calais (Conservatoire à Rayonnement Départemental, 43 rue du 11 novembre, Calais) => responsables : Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Nord - Pas-de-Calais - Service Régional de l’Archéologie en collaboration avec le Service archéologie de la communauté d'agglomération Cap Calaisis - Terre d'Opale

APPEL À COMMUNICATIONS


- Envoi des propositions de communication avant le 31 octobre 2015 pour le Colloque international et pluridisciplinaire, Mémoires de Trajan, mémoires d’Hadrien (jeudi 28 et vendredi 29 septembre 2017, Université SHS–Lille 3) => responsable : A. Gautier, Université du Littoral

EXPOSITIONS

- du 5 février au 25 août, Rome en pays nervien. Retour sur notre passé antique, simultanément présentée au Forum antique de Bavay-Musée archéologique du Département du Nord et à l'Espace gallo-romain d'Ath (Belgique) [http://forumantique.lenord.fr/fr/événements/Expositions/Actuellement.aspx#.VWWByWDvZWI ; http://www.espacegalloromain.be/les-expositions-temporaires/expo-rome-en-pays-nervien/exposition-rome-en-pays-nervien]

- du 16 avril 2015 au 20 juillet 2015, L’Épopée des rois thraces. Découvertes archéologiques en Bulgarie, Exposition au Musée du Louvre [http://www.louvre.fr/expositions/l-epopee-des-rois-thracesdecouvertes-archeologiques-en-bulgarie]

- du 23 mai au 21 septembre 2015, Nouveaux Mondes, Exposition au Musée de Boulogne-sur-Mer (Le musée de Boulogne a été constitué tout au long du 19e siècle par les dons des explorateurs qui ont navigué autour de la terre. De Bougainville à Dumont d’Urville, les expéditions françaises des 18ème et 19ème siècle ont permis de découvrir de « Nouveaux mondes ». A l’aide des dessins, récits, carnets de voyage, tableaux, cartes marines, instruments de navigation, spécimens de plantes, et d’objets fabriqués par les autochtones, l’exposition retrace les enjeux politiques, scientifiques et commerciaux de ces expéditions maritimes) [http://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/A/agenda/details/1598-exposition-qnouveaux-mondesq]


- du 4 juillet au 20 septembre 2015, Les villes immergées, Nicolas Floc'h, Exposition au Musée des beaux-arts de Calais (25 rue Richelieu) [http://www.calais.fr/-Les-expositions-en-cours-]

À VENIR (annonces, programmes, affiches non encore en ligne)

- mardi 8-mercredi 9 septembre, Colloque Nouvelles perspectives sur la chronologie de la première moitié du IIe millénaire av. J.C. au Proche-Orient et en Égypte (Maison de la Recherche-Lille 3) => responsable : D. Lacambre

- jeudi 24-vendredi 25 septembre, Table ronde internationale organisée par le PCR « Atlas topographique de la Ville antique de Boulogne-sur-Mer » sur Gesoriacum / Bononia, entre terre et mer (Bibliothèque Municipale de Boulogne-sur-Mer) => responsables : A. Demon, O. Blamangin

- samedi 24 octobre, Journée d'études "Le corps dans tous ses états: atteintes, remédiations et représentations" (Maison de la Recherche-Lille 3) => responsable : C. Husquin

- jeudi 5, vendredi 6, samedi 7 novembre, Colloque en l'honneur d'Alain Deremetz, Interpréter aujourd'hui la poésie augustéenne. Principes et méthodes (Maison de la Recherche-Lille 3) => responsables : S. Clément-Tarantino, J. Fabre-Serris, J.-Ch. Jolivet, Fl. Klein

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Christine AUBRY

Ingénieur d'études — Valorisation de la Recherche, Communication, Bases de données


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