Vendredi 9 janvier 2009
Par Amicus - Publié dans : Bavay dans Internet
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Mardi 6 janvier 2009

( à propos de nos amis Annick et Christian)









samedi 03.01.2009, 04:46 - La Voix du Nord


Depuis le 31 décembre, la Librairie du Nord à Jeumont a fermé ses portes. Annik et Christian Rousselle tournent une page de l'histoire de leur commerce proposant des livres anciens et modernes sur l'histoire de la région. En attendant son installation à Avesnelles, le couple continue à renseigner par téléphone et satisfaire les amateurs de livres sur la région... PAR GÉRALDINE BEYS

Au n° 444 de la rue Hector-Despret à Jeumont, l'amateur de livres sur la région trouvait son bonheur. Et s'il faisait chou blanc, ce n'était que partie remise. Annik et Christian Rousselle invitant le client à les rappeler. En quarante ans d'activité, le couple a dépanné plus d'un étudiant, d'un enseignant ou d'un Avesnois attaché au Hainaut. Pourtant, Annik et Christian ne s'étaient pas fixés comme objectif de vendre des livres. Le couple a fait connaissance sur les bancs de la faculté de médecine de Paris. De carabins qu'ils étaient, Annik et Christian ont fini par se tourner vers les bouquins. «  J'ai suivi une petite formation de libraire » confie Christian. En 1969, ils reprennent la librairie Tapia, l'une des plus importantes de la région. Chez les Rousselle, le client trouve la presse, des livres, des articles de papeterie, maroquinerie et des produits cosmétiques dont des parfums de grande marque. C'était le temps où les grandes surfaces n'étaient pas encore dotées de grands rayons de parfumeries. Cela vient en 1974. Le couple « abandonne » le rayon parfumerie. «  Il fallait avoir la gamme complète autour d'un produit. Y compris la crème bronzante de chez Dior. Mais à Jeumont, la crème bronzante... » L'anedocte a, suffisamment, marqué Annik Rousselle pour qu'elle s'en amuse encore. Les Rousselle sont dépositaires de presse jusqu'en 1991 et restent revendeurs de journaux et magazines jusqu'en 1995, l'année du grand virage. C'est là que la librairie se spécialise uniquement en ouvrages régionalistes. «  Surtout sur le Hainaut » précise Christian Rousselle en ajoutant «  avec un peu de Flandre, de Belgique, d'Ardennes et de Picardie ». Au hit-parade des livres demandés : Objets, lieux et contrées de l'Avesnois rural de Martine Houze. «  Elle est expert à Drouot en art populaire » indique le libraire. Pour satisfaire la demande, le couple se fournit dans les salle des ventes (celle de Douai), chez les confrères et les foires spécialisées. Au chapitre des bons souvenirs, il y a ce coup de fil des organisateurs du colloque universitaire à l'occasion du 410e anniversaire de la Paix de Vervins (1598) qui souhaitaient la présence des Rousselle. Et puis aussi cette rencontre avec Rony Coutteure accompagnant son épouse venue chanter à l'abbaye de Vaucelles.

Mais si on savait trouver les libraires régionalistes à Jeumont, on les trouvait aussi dans beaucoup de salons. «  Une année, nous avons été présents dans trente-trois salons. » Voilà qui ne devrait pas changer. En attendant, celui qui recherche un livre peut contacter Annik et Christian Rousselle par le biais de l'invention de monsieur Bell. •

> La librairie du Nord, 06 80 13 45 94.

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Samedi 6 décembre 2008

Conférence de Monsieur François-Xavier Roux

de la Société Rhône Auvergne Mortiers industriels

le 21 Novembre 2008 au Musée de Bavay

 

 

            En accueillant les participants, Madame Véronique Mary, directrice du musée, signale l’installation

dans le hall d’entrée, d’un imposant et très beau chapiteau récemment restauré. Elle annonce qu’une

exposition sera consacrée en 2009 au Forum romain, en tant que symbole de la construction de la citoyenneté.

On privilégiera un angle sociologique, le Forum étant l’espace qui permet à chacun de se sentir partie

prenante de la communauté.

 

            Le Président Alain Rozié présente ensuite le conférencier Monsieur François-Xavier Roux, docteur en

 chimie, spécialiste des revêtements muraux à base de chaux teintée.

 

            L’exposé, largement illustré, s’organise en trois parties : qu’est-ce que ce matériau ? quelles

Réalisations permet-il ? la problématique du mot « stuc ».

 

            « L’avenir sera fait des éléments revisités du passé » disait Goethe. Voilà une assertion qui

s’applique parfaitement à la chaux, matériau qui a permis de longue date la réalisation de décors et qui

retrouve un bel avenir.

 

            D’emblée Monsieur Roux nous emmène voir des fours à chaux. En Europe d’abord : deux tableaux

de Sébastien Bourdon, l’un visible au musée de Valenciennes et l’autre à la pinacothèque de Munich,

 montrent  très distinctement la partie incandescente du four. Des photos d’aujourd’hui complètent notre

information :  un four à chaux rue Valette à Paris V°, dont la dernière utilisation remonte au I° ou II° siècle;

 un autre au musée Saint Raymond à Toulouse, qui a servi jusqu’au milieu du VI° siècle, l’élément de

 combustion étant des morceaux de marbres venant de la région limitrophe de l’Espagne, généralement

 des fragments de sarcophages; un autre encore en Auvergne, près d’Issoire, près du château d’Usson,

avec des pierres résistant à 900° ; un autre à Pézenas (Hérault) qui fonctionne dans le cadre de la fête

 de la chaux : la calcination se fait sous les yeux des visiteurs.

 

            Dans la région de Marrakech, on trouve des fours à chaux plus proches des fours romains qui ont

disparu en France. Là, les combustibles utilisés peuvent être divers : végétaux, voire vieux pneumatiques.

 

            Monsieur Roux nous explique ensuite le cycle de la chaux : calcination, hydratation, pétrissage,

carbonatation. Le carbonate de calcium est cuit dans un four dont la chaleur est stabilisée à 900°. Il perd

un peu en masse car du gaz carbonique est expulsé au cours de l’opération. Il en sort un oxyde de calcium,

la chaux vive, très avide d’eau. Les différents produits obtenus sont la chaux vive, la chaux hydratée,

la chaux en pâte (de très bonne conservation) et la chaux en poudre.

 

            Il existe des carrières de pierres à chaux dans la Vienne mais aussi, plus près de nous, à

Aisemont entre Dinant et Namur : la pierre y est particulièrement pure. Deux sociétés belges produisent

 de la chaux en bord de Sambre et Meuse ; elles figurent parmi les plus importants producteurs dans le

 monde.

            Les utilisations de la chaux ne se limitent pas au bâtiment et à la décoration : Solvay utilise le

 carbonate de calcium précipité comme excipient pour les médicaments, c’est sa filiale Solcal qui se charge

 de la production.

 

            François Xavier Roux nous présente ensuite de nombreuses photos de chantiers d’aujourd’hui

intégrant le travail de la chaux : en Vénétie, à Palerme, à Marrakech (où on la mélange avec du sable)

et il nous explique les différentes techniques de mise en œuvre. Les quantités utilisées peuvent être

impressionnantes, la chaux est un matériau utilisable sur toutes sortes de supports.

 

            Et le stuc ? C’est un décor en relief confectionné à l’aide d’un matériau plastique de composition

 variable travaillé par moulage ou modelage et durcissant à l’air. Ce matériau peut être de la chaux

additionnée de poudre de marbre ou de sable argileux ou siliceux. Le stuc imite la pierre et permet

la réalisation de sculptures.

 

            Nouvelle galerie de photos : les stucs de la basilique de Germigny des Prés, ceux du musée

d’Orléans, les statues en stuc de plâtre des églises de Palerme, l’incroyable église Saint Jean Népomucène

 de Munich, baroque en diable, l’escalier de la Porte des Lions du Louvre avec ses stucs de pierres

appareillées. Et des réalisations contemporaines telles que la mairie de Chauny (Aisne), des badigeons

muraux d’intérieur intégrant parfois des insertions, de coquillages par exemple.

 

            Jusqu’au VI° siècle, les stucs étaient composés de chaux et de marbre. A partir du VII° siècle,

ils intégrent du plâtre. Le terme « stucco » est à présent utilisé aux Etats-Unis, bien à tort, pour désigner

 des réalisations contemporaines. C’est un faux ami. En vérité, il faut parler de stuc quand il y a relief, et

d’enduit décoratif quand le fond est plat.

 

            La lumière revenue, un débat s’engage au cours duquel on apprend que notre ami Jacques

Telle est arrière petit fils de chaufournier et qu’une équipe, actuellement à l’œuvre sur le site de

Bavay, travaille à remaçonner des piliers avec des mortiers à la chaux ! La conférence ne pouvait

mieux tomber.



Par Amicus - Publié dans : Conférence
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Vendredi 28 novembre 2008
Par Amicus - Publié dans : bagamicus
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Samedi 27 septembre 2008

La Voix du Nord - Edition du mardi 23 septembre 2008


Ce week-end, pour les Journées du patrimoine, les enfants n’étaient pas les derniers à apprécier les animations proposées samedi et dimanche au sein du musée-site archéologique départemental. Pensez donc ! Un camp gaulois, d’un côté ; un romain de l’autre et, au bout de l’après-midi, des combats entre les deux armées. Délaissant le temps de quelques heures leurs petits bonhommes à la coupe au bol, les p’tits bouts ont adoré. Comme les grands !













































Par Amicus - Publié dans : Fête du Patrimoine
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