Archéologie

Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /2006 20:56

 

NORD

 

Le Marais de Santes à Houplin-Ancoisne (Nord) : plusieurs gisements des époques néolithique, protohistorique et antique.


La Gaie Perche à Comines (Nord) : quelques fosses et quelques trous de poteau dans un complexe de fossés de La Tène finale.


Rue Jean-Jaurès à Houplin-Ancoisne (Nord) : Paléolithique moyen, période gallo-romaine, Moyen Âge et époque moderne.


Les Hauts de Masnières à Masnières (Nord) : trois occupations allant du Néolithique à l'époque gallo-romaine.


Le Grand Camp à Raillencourt-Sainte-Olle (Nord) : vestiges d'un important ensemble funéraire daté de la fin de l?âge du Fer, et, plus particulièrement, du Ier siècle av. N. E.


Le Petit Marais à Seclin (Nord) : arrière de l'hospice Notre-Dame (XIIIe s.)


La Haute Borne, lot B à Villeneuve-d'Ascq (Nord) : phénomène de parcellarisation qui a affecté l'ensemble du terrain étudié, dans le courant du Ier s. av. J.-C.


La Haute Borne, lot C ouest à Villeneuve-d'Ascq (Nord) : ferme gallo-romaine du Haut Empire.


Rue de la Liberté à Villeneuve-d'Ascq (Nord) : deux sépultures à incinération primaire attribuables à la fin de la période gauloise ou au début de la période gallo-romaine, un réseau de fossés d?enclos d'habitat, principalement attribuables aux XIe-XIIIe s. et des habitations figurant sur les cadastres des XVIIIe et XIXe s..

 

Le Château du Bourg à Wavrin (Nord) : des indices de sites concernant surtout la période gallo-romaine et quelques vestiges de l'âge du Fer.


PAS DE CALAIS

 

Actiparc à Arras (Pas-de-Calais) : De la guerres des Gaules à la bataille d'Arras lors de la Grande Guerre


Le Domaine du Château à Attin (Pas-de-Calais) : Un fossé carolingien tardif et des bâtiments à fondations de craie pilée d?une villa gallo-romaine


Gérico à Dainville-Achicourt (Pas-de-Calais) : de la Protohistoire (ancienne et récente) à la période gallo-romaine


ZAC des Pommiers II à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) : occupation allant du début du Ier s. au début du IIe s. ap. J.-C.


Plate-forme multimodale ? Delta 3 à Hénin-Beaumont et Dourges (Pas-de-Calais) : une trame parcellaire de l?époque antique et des petits enclos à vocation funéraire du second âge du Fer, des ensembles complexes et diachroniques allant du premier âge du Fer jusqu'au IVe s. de n. è., des indices ténus de la fin de l'âge du Bronze et du second âge du Fer, des traces concrètes du passage de l?époque romaine à l'époque mérovingienne et des époques mérovingiennes et carolingiennes jusqu'à une période charnière qui marque la naissance des premiers villages enfin, mobilier céramique du haut Moyen Âge en usage entre le VIe et le Xe s.

 

Rue des Écoles à Saint-Étienne-au-Mont (Pas-de-Calais) : cercle funéraire datable de la Protohistoire ancienne, terrain réinvesti de la fin du Ier s. ou au début du IIIe s, un bâtiment du bas Moyen Âge et un parcellaire datant de l'époque moderne.


ZAC Actiparc à Saint-Laurent-Blangy, Athies, Gavrelle, Bailleul-Sire-Berthoult (Pas-de-Calais) : un lieu de sépulture, daté provisoirement des deux derniers siècles avant notre ère, un habitat structuré de l'âge du Fer , un habitat enclos de la fin de l'âge du Fer, un lieu de sépulture daté de la fin de l'âge du Fer et des premières décennies de notre ère,  une petite fosse qui a livré deux pointes de flèche en silex et quelques fragments de céramiques datables de l'âge du Bronze, deux petites occupations gallo-romaines, une occupation de la fin de l'âge du Fer, un ensemble fossoyé de la fin de l'âge du Fer et une occupation, qui couvre toute la période gallo-romaine .


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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 17:16

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Mme Germaine Leman Delerive

(Lille 3 - CNRS/HALMA)

Conférence du 17 novembre 2006

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"Les Celtes en Gaule Belgique du Ve s av. J.-C à la veille de la conquête romaine."

( autour de l’exposition « les Celtes » de Mariemont close le 3 décembre 2006 )

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Nous ne possédons pas d’expression écrite pour décrire cette réalité mais d’un grand nombre d’objets, en général, assez petits.. L’exposition de Mariemont  est un grand événement. Environ 25 000 personnes l’ont visité depuis juin 2006.

 

 

Rappel historique.

Les Celtes regroupent les Belges, les Aquitains et les Gaulois. Deux époques les concernent : le 1° âge du fer ( de 700 à 500 av. JC, culture de Halstatt, site autrichien) et le 2° âge du fer (de 450 av. JC à notre ère, la culture de la Tène, site suisse). Ils apparaissent dans les textes grecs au V° siècle. Par interdit religieux, ils ne confient aucun élément d'ordre intellectuel à l’écrit et utilisent l’alphabet latin et grec en d'autres occasions.


1 – LA GAULE BELGIQUE DANS LE NORD DE LA FRANCE


Les sites.

Les principaux sites présentés dans l’exposé sont Bourges, Vix, Chouilly et le Kemmelberg.


La forteresse du  Mont Kemmel.

C’est un site fortifié et isolé sur une butte témoin. Les archéologues de Gand vont reprendre les recherches en 2007. On espère que ce site aura l’importance de Vix. On trouve essentiellement des tombes à incinération. Les femmes y sont parées de bijoux.


 

Les Ardennes.


Dans les tombelles – de petits tumulus – on trouve beaucoup d’objets et d’armes ainsi que des chars qui peuvent appartenir aussi bien à des hommes qu’à des femmes.


A partir du III° siècle.

- L’habitat est plus facile a repérer : il est enclos par des fossés ou des palissades. ( à voir un site anglais intéressant )

- Dans les tombes on trouve des boucliers, casques et épées lesquelles jouent un rôle important dans l’imaginaire celte comme le montre la légende arthurienne. (A voir au Musée du Cinquantenaire)

- A noter les tombes à char ou les tombes à objets liés au rite du banquet : chenets, chaudron, fourchettes, etc… telle que celle de Raillencourt Sainte Olle

- Une clavette d’essieu de 1,5 cm représentant probablement un avatar d’une divinité horrible à Leval Trahegnies et un bracelet à Fampoux. (Voir INRAP et Villeneuve d’Ascq ).

- Les corps sont ensevelis dans un silo ou dans l’habitat.

- A noter que la chaîne qui sert de ceinture est d’origine danubienne.

- Alors que le IV° siècle avait marqué un fléchissement de la population, au III° s. se manifeste une explosion démographique et divers mouvements.

- Les Oppida peuvent s’étendre sur 40 ha. (Etrun, Flaumont Waudrechies, Avenelles) . Il existe un site important sur l’habitat gaulois. A partir du II° siècle se développe un urbanisme à l’intérieur des remparts.

- Le sanctuaire romain de Bliquy a une antériorité gauloise

- le trésor de Pommeroeul est un dépôt fait à une divinité des endroits humides

2 – L’ART CELTE

 

La cruche de Brno – Malomerice

Elle a été découverte en 1941 dans une fosse au milieu d’une nécropole et qui devait servir d’objet de culte. La face est animale mais le profil est humain.

 

Une tête de griffon avec un corps de serpent : on retrouve souvent cette configuration en paire sur les fourreaux des épées.


La symbolique :

- Le triscèle est une représentation emblématique de la pensée celte.

- A cela s’ajouteun grand nombre d’autres symboles tels que l’esse, le gui, la palmette, etc …

- Deux feuilles de gui – avatar d’une divinité celte – forme un motif répétitif sur une plaque de harnais.

- La palmette représente l’arbre de vie dans le monde méditerranéen (Chlum)

- Des esses et des triscèles sur un bracelet de Planany

- La moustache du visage de l’homme de Msecke Zehrovice emprunte la forme des esses.

- une fibule de 1,5 cm représente un corps humain de manière réaliste ( Manetin)

- Une fibule (Ksice)

- une chaîne qui sert de ceinture (Telce)

- Un sanglier : il n’est jamais consommé mais on le retrouve très souvent. C’est un animal sacré.

- Dans les vases marniens, il y a des ornements de chars, des esses, des palmettes et des feuilles de gui.

- Le bronze travaillé qui se trouve dans les tombes appartient exclusivement  aux femmes.

- Les gaulois combattent nus avec une torque en or autour du coup.

- Le seau cérémoniel de Thugny-Trugny

- Brennos éclate de rire à la vue des dieux grecs à Delphes en 279 av. JC.

- Le travail du compas et la relation entre l’art du compas chez les Celtes et la pensée pythagoricienne. Entretien avec Jean-Loup Flouest.


 

3 - LIENS

 

Site Français


L’art celte.

L’histoire des Celtes.

La religion des Celtes

Les langues celtes

La mythologie

Les sacrifices humains

 

Autre site français.

 

Site tchèque

Histoire des Celtes (1)  et (2).

La culture. 

Les tribus

Les oppida boïens

La langue

Le combat

Les découvertes archéologiques

 

 

Site russe des armées celtes.

 

Les armes.  

L’oppidum de Zavist

 

 

Site russe de l’art celtique

 

L’art du cercle.

la bijouterie

Les armes.

Les monnaies

La table

Les rites

La sculpture

Skara Brae

Stoun

 

 

 

Site russe des druides

 

Ecriture oghamique ou oġam, la plus ancienne écriture connue chez les Celtes.

Ogam dans Wikipedia en français.  

Ogam dans Wikipedia en anglais

 

Et une carte.

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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /2007 09:40

Alice Hanotte, UMR 5138, Maison de l’Orient Méditerranéen, Université Lumière Lyon 2

 

Regards sur l’éclairage gallo-romain en Gaule Belgique d'après l'étude des luminaires du musée/site archéologique de Bavay.

Le musée/site archéologique de Bavay conserve dans ses collections une soixantaine de lampes, bougeoirs et candélabres gallo-romains en terre cuite et en bronze. D’autres luminaires, retrouvés également à Bavay, sont conservés dans d’autres collections publiques et privées. Un premier inventaire des lampes en terre cuite a été publié par J-C Carmelez, ancien conservateur du musée, dans la revue locale Fouilles Etudes Archeologie et Pédagogie en 1984. La table-ronde de l’Ila (International Lychnological Association) à Millau en 2007 a permis de faire une synthèse sur le luminaire de Bavay, en présentant un corpus relativement inédit ayant fait l’objet de publications disparates.

 

Les lampes retrouvées à Bavay constituent un échantillon quantitativement faible en comparaison des villes romanisées de Gaule Centrale et Méridionale mais elles présentent une extraordinaire diversité.

On distinguera les lampes ouvertes et bougeoirs en terre cuite de tradition indigène des lampes de tradition méditerranéenne issues d’importations des ateliers italiques, gaulois ou rhénans mais aussi d’imitations plus locales.

Les luminaires de Bavay sont pour la plupart issus de fouilles anciennes du XXème siècle, exceptées quelques lampes ouvertes et des lampes de Firme issues de sépultures du IIème siècle ap. J-C de la nécropole de la « Fache des Prés Aulnoy »  fouillée en 1994-1995 par le Service Archéologique Départemental du Nord.

Les éléments anciens dont le contexte archéologique a pu être authentifié appartiennent essentiellement à un contexte funéraire. En effet, ce sont dans les sablières situées au sud-ouest de la cité antique et dont l’exploitation a livré 520 structures correspondant à des sépultures à incinération ou inhumations, puits et caves funéraires que ces lampes ont été déposées.

Le rituel de la lampe est un phénomène courant dans les sépultures des régions septentrionales et témoigne de l’adoption d’un rite de tradition méditerranéenne et romaine au Nord de la Gaule. On croit aux vertus apothropaïques de la lumière pour accompagner le défunt non seulement lors des processions mortuaires mais aussi jusque dans sa dernière demeure.


Lien pour approfondir le sujet: http://www.lychnology.org/

Il s'agit du site de l'ILA, l'Association Lychnologique Internationale pour la promotion des connaissances sur le luminaire pré-moderne.

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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /2008 16:32

Bliquy-Ville-d-Anderlecht-2.jpg

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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /2008 17:07

Localité Bliquy – Ville d’Anderlecht.

Du néolithique à l’époque carolingienne, le site a une orientation cultuelle. Il se situe à 40 km du chef lieu, Bagacum. Du II° siècle on garde les traces d’un camp romain grâce aux 1000 tombes de la nécropole qui ont été retrouvées sur place. Contrairement à Bavay, plus rien n’est visible : tous les vestiges y compris les fondations ont été détruits car le site fut transformé pendant des siècles en carrière à ciel ouvert. L’élément important reste le marécage. L’archéosite est une reconstitution.

 

5000 à 4750 avant JC - Epoque néolithique rubannée

La région est truffée de sites. Elle devait être riche car limoneuse. Les habitants sont des agriculteurs qui viennent du Danube.

Une nécropole de 30 tombes est datée de l’Age du Bronze entre -1500 et -800. On trouve des vases, des accessoires et des ossements.

 

Le champ d’urnes de Bliquy date du Bronze moyen.

L’implantation du 1° siècle avant JC est rituelle. C’est un lieu d’offrande celtique : des objets d’armement, des haches, des pièces de harnachement. Le bronze résiste mieux à la corrosion que le fer. On prend les armes de l’ennemi et on les dispose en signe de remerciements pour la victoire et de respect pour les vaincus. Il y a des épées dans leur fourreau, des bandages métalliques des roues, des mors de chevaux, des clavettes de type britannique et des passes guides avec des décoration en triscelle.  Il y a des équivalents en Grande Bretagne. Cela signifie que dès cette époque, il y avait des échanges entre ces deux pays : Bliquy était une localité importante. Puis par mesure d’économie, les offrandes d’armement – haches et épées dans leur fourreau - se miniaturisent. Les gaulois sont en avance même sur les Romains pour les techniques métallurgiques.

 

De 50 à 30 av. JC.

Un fossé délimite un sanctuaire celtique que les Romains nettoient par la suite. Il y a des traces de sacrifices humains. Sur un autre, un prélèvement a été réalisé : il s’agit d’un personnage important car auprès de lui il y a différents dépôts.

 

Environ 50 après JC.

Des fondations en pierre sèche correspondent au premier temple. A proximité a été planté une forêt de trous de 120 poteaux juxtaposés les uns à côté des autres. Cela donne une idée de forêts. Lucain en parle dans son « de Bello Civile ». Cela correspond à la tradition des forêts sacrées chez les Gaulois que l’on trouve également chez les Romains. Un aspect d’horreur doit s’en dégager. Les troncs supportent des effigies. « Est barbare ce que nous ne comprenons pas ».

 

Au 2° siècle après JC.

Il y une entreprise de monumentalisation du sanctuaire. Les travaux sur la site ont débuté d’après des photos aériennes prises dans les années 1970. On trouve une cella – la chambre de la divinité – et un déambulatoire. La reconstitution permet aux visiteurs de mieux se rendre compte des  réalités de l’époque et c’est le choix qui a été fait. L’enceinte couvre 85 ares et les portiques latéraux font 90 m de long et l’hémicycle 50 m. Le style architecturale est importé du monde méditerranéen : la protection contre le soleil devient protection contre la pluie. C’est un lieu de banquets. Un aqueduc étroit avec des canalisations de 40 cm de diamètre amène l’eau dans un bassin sacré pour le rituel des ablutions et les thermes publics. Il y avait une tour. A l’intérieur du sanctuaire, il y avait des monuments, des autels et des statues grandeur nature en bronze. Deux fosses avec quatre poteaux en supportant la couverture reçoivent les offrandes – aliments et animaux- et les restes du banquet. On a retrouvé la cuisine.

 

Au Moyen Age, on y trouve des nécropoles mérovingiennes et carolingiennes.

 

 

Conclusion.

Il s’agit du plus vaste complexe religieux du Nord de l’Europe à comparer avec Allonnes près du Mans. Il s’agit de la même époque que celle du Forum de Bavay. Dès 1990, se déroulent les fouilles autour du théâtre en bois de 70 m de diamètre et qui pouvait contenir 5000 personnes (et 1300 trous de 30 cm). Comme le terrain est plat, le théâtre est construit en hauteur – 5 à 6 m - avec une structure en bois et non creusé dans un flanc de colline. Ce pourrait être un petit Lourdes pour le territoire des Nerviens. Il se trouve à 2,5 km de la voie romaine qui mène à Bavay. Le matériel est religieux. Il y a des banquets rituels. Le lieu est consacré aux cultes depuis le néolithique. C’est un sanctuaire de cité. Le clergé à l’époque est politique : les autorités s’y rendent en pèlerinage. La cité des Nerviens était un territoire homogène.

 

Avenir du site.

Créer un musée des cultes et croyances antiques celtiques et romains. Le marécage devrait être fouillé afin de la daté. A l’époque du bronze c’était le siège de divinités qui donnait lieu à des sacrifices humains. C’étaient des lieux très craints.

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