site destiné à offrir des informations nouvelles trouvées dans Internet aux amis du musée et site de Bavay - 59
A l’initiative de l’association des amis du musée et du site archéologique de Bavay, il est envisagé de réaliser une mosaïque moderne d’inspiration classique, réalisée selon les techniques anciennes gréco-romaines.
Cette mosaïque moderne, trait d’union entre le passé et le présent, aurait pu avoir sa place dans les locaux du musée ou site archéologique de Bavay et y rester, mais sa présence aurait pu porter à confusion avec un objet antique ; aussi la conservation a souhaité son éloignement du musée et du site.
Elle sera l’occasion, par sa réalisation, de créer un atelier ouvert au public, permettant de comprendre le travail de nos ancêtres et de participer à sa réalisation.
L’étude du projet a été confiée à Madame Giova MONNE artiste
Qui est Ganymède ?
Homère dit dans l’Iliade (V, 265 ; XX, 232) que les dieux s’étaient partagé les oiseaux et que Zeus, le plus puissant, le roi, s’était réservé l’aigle qui seul pouvait voler face au soleil, et le mit par là au ciel, à ses côtés, devenant ainsi un des emblèmes de sa toute puissance.
Ganymède, fils de Tros, roi de Troie, était un beau et jeune pâtre qui faisait paître son troupeau sur l’ile de Troade. Séduit par sa beauté, Zeus se métamorphosa en aigle et l’emmena jusque dans l’Olympe pour devenir l’échanson des dieux. Il servait aux dieux le Nectar et l’Ambroisie, boisson et met de nature inconnue, indispensables au maintien de leur immortalité et à la conservation de leur éternelle jeunesse. Ainsi prit-il la place de Hébé, fille de Zeus et de Héra, déesse grecque de la jeunesse, devenue épouse d’Héraclès. Il sera immortalisé dans la constellation de Verseau.
Très tôt dans le monde latin, certains crurent percevoir une passion homosexuelle dans cet enlèvement, d’où la notion de « Mignon » que prit son nom latin de Cataminus. « Rex superum phrigii quondam Ganymedis amore arsit » nous dit Ovide dans les métamorphoses (livre X - vers 155) = Le roi des dieux jadis brûla d’amour pour le phrygien Ganymède.
Pour le lecteur moderne cette figure continue incontestablement de représenter « le symbole de l’audace nécessaire à un amour qui défie les règles communes » (D. Fernandez).
Il faut probablement essentiellement voir dans l’image de Ganymède l’illustration de la beauté du corps masculin et de son érotisme, associés à une certaine idée de l’éternité de la jeunesse et peut-être, au delà, la contestation d’un ordre établi et subi qui ont inspiré, entre autres écrivains, poètes, musiciens et peintres, Botticelli, Rubens, Rembrandt, Dante, Lamartine, Musset, Verlaine, Goethe, Schubert et bien d’autres.
Pourquoi Ganymède ?
Ce thème est le choix de l’artiste, inspirée à l‘occasion d’œuvres précédentes, par la mythologie antique gréco-romaine dans des créations d’Ariane et le Minotaure, d’Aphrodite et l’oie, de Narcisse … Ces images classiques « donnent à voir autrement » la réalité confondue de l’homme et de son idéal, et sa représentation dans la société constituant ainsi son histoire.
Les relations interhumaines n’ont cessé de questionner l’homme toujours plus tenté d’édicter des règlements, des lois, des contraintes enserrant l’individu pensant dans un étau normatif applicable à sa vie quotidienne de labeurs, de croyances, jusque dans son intimité personnelle et sexuelle.
L’artiste veut poser par là, la question de la création pernicieuse d’une ghettoïsation de l’homme individu et fait appel aux mythes fondateurs de notre société post-hellénistique.
« Homme, regarde, écoute et réfléchis
Et ne ricane plus des mythes incompris
Ton front septique reflète encore l’épais brouillard
Qui de ton cœur occulte le regard »
Giova MONNE artiste
Artiste, je me suis penchée sur la mythologie ; les mythes m'ont inspirée ; des nouvelles images permettent alors de donner à voir autrement, ce que j’appelle : reflet de l'image de la confusion du réel et de l'idéal, et de l'intuitif, une représentation humaine face à la société.
Ces inspirations m'ont alors portée vers Aphrodite et l'oie, traitée selon la méthode des mosaïques grecque, en tesselles de marbre de trois couleurs : noir, blanc et jaune, mais aussi vers Narcisse traité cette fois en mosaïque plus contemporaine, dans un camaïeu de gris : en tesselles de marbre, verre et miroir ; Ariane et le minotaure …
D’autres mosaïques m’ont été inspirées par les motifs de la dentelle de Caudry.
Mes recherches s'orientent également dans le traitement d'autres matériaux tels la chaux, les enduits et les matériaux organiques, selon une technique mixte et la céramique.
L’œuvre : technique et matériaux
Ganymède : la scène sera présentée comme « emblema », s'inscrira dans un cercle lui-même inscrit dans un carré, d'environ 140 cm de côté, souligné d'une frise.
L’image sera « peinte » selon la technique antique grecque en tesselles de marbre, trois couleurs: jaune, vert, blanc et/ou noir.
Où en est-on ?
Il faut trouver un emplacement à cette œuvre moderne, à distance du musée et du site, pour éviter la confusion avec une pièce ancienne ; enfin trouver les sponsors.
Association des amis du musée et du site archéologique de Bavay
L’association dont le siège est au musée/ site archéologique de Bavay (3, rue de Gommeries – 59 570 Bavay) est enregistrée sous le n° 0591003365. Elle a pour objet de grouper toutes les personnes portant intérêt à l’activité et au développement du musée et du site archéologique de Bavay.
Elle organise des conférences chaque année dans le cadre du musée.
Elle se propose de faire réaliser la mosaïque du « Projet Ganymède » évalué à 10 800 €, pour lequel nous cherchons un soutien financier
Ce projet vous intéresse - Vous pensez que faire participer des jeunes à la découverte de la mosaïque est souhaitable - Vous envisagez de participer vous-même à sa réalisation en venant aux séances de travail en atelier - Vous souhaitez nous aider financièrement - Vous souhaitez mieux connaître notre association :
Rejoignez-nous, donnez nous votre avis