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Localité Bliquy – Ville d’Anderlecht.
Du néolithique à l’époque carolingienne, le site a une orientation cultuelle. Il se situe à 40 km du chef lieu, Bagacum. Du II° siècle on garde les traces d’un camp romain grâce aux 1000 tombes de la nécropole qui ont été retrouvées sur place. Contrairement à Bavay, plus rien n’est visible : tous les vestiges y compris les fondations ont été détruits car le site fut transformé pendant des siècles en carrière à ciel ouvert. L’élément important reste le marécage. L’archéosite est une reconstitution.
5000 à 4750 avant JC - Epoque néolithique rubannée
La région est truffée de sites. Elle devait être riche car limoneuse. Les habitants sont des agriculteurs qui viennent du Danube.
Une nécropole de 30 tombes est datée de l’Age du Bronze entre -1500 et -800. On trouve des vases, des accessoires et des ossements.
Le champ d’urnes de Bliquy date du Bronze moyen.
L’implantation du 1° siècle avant JC est rituelle. C’est un lieu d’offrande celtique : des objets d’armement, des haches, des pièces de harnachement. Le bronze résiste mieux à la corrosion que le fer. On prend les armes de l’ennemi et on les dispose en signe de remerciements pour la victoire et de respect pour les vaincus. Il y a des épées dans leur fourreau, des bandages métalliques des roues, des mors de chevaux, des clavettes de type britannique et des passes guides avec des décoration en triscelle. Il y a des équivalents en Grande Bretagne. Cela signifie que dès cette époque, il y avait des échanges entre ces deux pays : Bliquy était une localité importante. Puis par mesure d’économie, les offrandes d’armement – haches et épées dans leur fourreau - se miniaturisent. Les gaulois sont en avance même sur les Romains pour les techniques métallurgiques.
De 50 à 30 av. JC.
Un fossé délimite un sanctuaire celtique que les Romains nettoient par la suite. Il y a des traces de sacrifices humains. Sur un autre, un prélèvement a été réalisé : il s’agit d’un personnage important car auprès de lui il y a différents dépôts.
Environ 50 après JC.
Des fondations en pierre sèche correspondent au premier temple. A proximité a été planté une forêt de trous de 120 poteaux juxtaposés les uns à côté des autres. Cela donne une idée de forêts. Lucain en parle dans son « de Bello Civile ». Cela correspond à la tradition des forêts sacrées chez les Gaulois que l’on trouve également chez les Romains. Un aspect d’horreur doit s’en dégager. Les troncs supportent des effigies. « Est barbare ce que nous ne comprenons pas ».
Il y une entreprise de monumentalisation du sanctuaire. Les travaux sur la site ont débuté d’après des photos aériennes prises dans les années 1970. On trouve une cella – la chambre de la divinité – et un déambulatoire. La reconstitution permet aux visiteurs de mieux se rendre compte des réalités de l’époque et c’est le choix qui a été fait. L’enceinte couvre 85 ares et les portiques latéraux font 90 m de long et l’hémicycle 50 m. Le style architecturale est importé du monde méditerranéen : la protection contre le soleil devient protection contre la pluie. C’est un lieu de banquets. Un aqueduc étroit avec des canalisations de 40 cm de diamètre amène l’eau dans un bassin sacré pour le rituel des ablutions et les thermes publics. Il y avait une tour. A l’intérieur du sanctuaire, il y avait des monuments, des autels et des statues grandeur nature en bronze. Deux fosses avec quatre poteaux en supportant la couverture reçoivent les offrandes – aliments et animaux- et les restes du banquet. On a retrouvé la cuisine.
Au Moyen Age, on y trouve des nécropoles mérovingiennes et carolingiennes.
Conclusion.
Il s’agit du plus vaste complexe religieux du Nord de l’Europe à comparer avec Allonnes près du Mans. Il s’agit de la même époque que celle du Forum de Bavay. Dès 1990, se déroulent les fouilles autour du théâtre en bois de 70 m de diamètre et qui pouvait contenir 5000 personnes (et 1300 trous de 30 cm). Comme le terrain est plat, le théâtre est construit en hauteur – 5 à 6 m - avec une structure en bois et non creusé dans un flanc de colline. Ce pourrait être un petit Lourdes pour le territoire des Nerviens. Il se trouve à 2,5 km de la voie romaine qui mène à Bavay. Le matériel est religieux. Il y a des banquets rituels. Le lieu est consacré aux cultes depuis le néolithique. C’est un sanctuaire de cité. Le clergé à l’époque est politique : les autorités s’y rendent en pèlerinage. La cité des Nerviens était un territoire homogène.
Avenir du site.
Créer un musée des cultes et croyances antiques celtiques et romains. Le marécage devrait être fouillé afin de la daté. A l’époque du bronze c’était le siège de divinités qui donnait lieu à des sacrifices humains. C’étaient des lieux très craints.